23.9.08

Stress & Anxiété, III

Hier, en analyse de texte, je me suis plantée. J'ai dit des bêtises. J'ai été le cancre. J'ai tout fait à
l'envers, croche, je suis restée en surface, j'ai tout loupé.
En entendant les fruits prodigieux des réflexions collectives des autres groupes, mon orgueil ne fut pas seulement atrocement meurti en un de ses points les plus vulnérables, mais je fus de plus saisie d'une peure atroce; et si mon regard de lectrice était superficiel? Et si je n'avais pas de talent dans l'analyse de texte? Et si j'étais une littéraire médiocre? Et s'il était trop tard pour y remédier?
Il est vrai que depuis trois semaines, je ne fais rien.
Mais tout de même, je ne le digère pas. Littéralement.

Je viens de passer une heure à chercher des références afin de pallier à mes lacunes. Je tremble, j'appréhende le pire en fait de résultats.

D'un autre côté, il est probable que je revête ainsi mon avenir académique de si sombres linceuls seulement à cause d'une légère égratignure à ma fierté, encore une fois. Ou que, d'une manière naïvement prétentieuse, je reste pantoise et confuse devant des idées qui n'ont pas eu le bon goût et l'à-propos de naître en mes méninges auparavant d'être exprimées par les autres.

Orgueil mal placé? C'est, dans tous les cas, un excellent incitatif au travail.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Bon, les nerfs, la mère. Les discussions d'université, c'est un langage en soi. Tu vas l'apprendre, pis quand tu vas le parler avec le bon accent, tu pourras constater soit l'envie des lombrics se tortillant à tes pieds en essayant de les lécher, soit le mépris des autre grosses têtes qui trouvent qu'en dépit de ta maîtrise du nouveau langage qui te fait dire des choses intelligentes, tu parles trop quand même. Ne t'en fais pas. Tu lis mieux qu'eux autres. C'est tous des cons. Pis photographie-nous donc ton bureau, là.