""Fuck me encore mon animal
Fourre moi mon corps
La chair, le muscle et le mâle
Électrisent ta poigne d r e t t e
Tu prends et tu rues;
Pantèle et râle de renfort.
Touche moi encore, ma bête
Prédateur d’albâtre
Tâte toute ma peau
Que le métal de tes anneaux
Frotte la langue folâtre
Encore, me pénètre
Fais moi le toute la nuit
Presse-moi sur quatre-vingts mètres
Étends moi ce qui luit
D’un pouce sévère
J’humecterai ton pavillon
Retrouve ! ""
30.3.09
Finalement j'ai pas de coeur :
- Madame Poulpe - 03:19
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19.1.09
Occurrence n'est pas fréquence, mais...
C'est quand même douteux en sale quand votre professeur de Lecture du Poème vous jette un regard coulissant alors qu'il utilise le verbe "pénétrer", et ce pour les deux occasions où ce terme fut employé.
Paranoïa narcissique de ma part ou concupiscence peu fondée de la sienne? J'étais même pas décolletée! (ou si peu.)
Considérant qu'il y a une différence d'âge d'au moins 35 ans entre moi et le professeur en question...
En tout cas.
- Madame Poulpe - 20:04
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23.7.08
Indélicatesse
Je manque souvent de tact par ma littéralité et le spontané de ma franchise. Cela me fait commettre bien des impairs, mais celui d’aujourd’hui bat des records.
Je m’explique.
Aujourd’hui au travail, nous accueillions deux jumeaux de St-***, dont l’un à terme et l’autre mort in utero depuis la 19ième semaine. La grossesse avait été interrompue suite à la découverte que l'enfant était un encéphalocèle. Genre y'avait pas de cerveau qui poussait. Cas imprévu, l’infirmière de transport a ramené la dépouille du féticide afin que notre département de pathologie effectue l’autopsie. Faute de précédents en la matière, la pauvre infirmière ne savait que faire de la petite masse de chair en son placenta. Elle me demande d’appeler en patho, afin que je prenne connaissance de la procédure exacte.
- Où est-ce qu’il est, le bébé?
- Il est dans le placenta, là-dedans, me dit-elle en désignant le petit paquet soigneusement enveloppé dans un sac de plastique noir qu’elle trimballait depuis un moment.
Léger malaise.
Ce genre d’éventualité est évidement assez peu courante, ce qui explique notre confusion à tous.
La conversation avec la commis de patho est allée environs comme suit :
« - Patho, bonjour!
- Ouuuui bonjour, je m’appelle Léa, je suis commis en néonatalogie… Bon je vais tenter de vous expliquer la situation, nous avons eu un transfert de jumeaux de St-***…, dont l’un est vivant et sur l’unité et l’autre mort in utero depuis l’âge de 19 semaines… Et là on sait, euh, pas trop quoi faire avec.
-Attend, attend... Euh… Ben y’est où, là, le jumeau mort?
- Là là? Y’est sur l’unité, mon infirmière de transport l’a din’mains, a’se promène avec comme c’est là. »
Éclats de rire général derrière moi. C’était les résidents qui me trouvaient pas mal comique, bien involontairement il est vrai…
J’étais presque aussi mortifiée qu’amusée aussi par la terrible banalité de quelque chose d’aussi morbide.
La commis de la pathologie a rit aussi.
Elle-même m’a transféré à quelqu’un, qui m’a transféré à une boîte vocale. Comme tout cette histoire n’avançait pas bien vite, l’infirmière, toujours le fœtus sur les bras, me demande :
- Ben là, qu’est-ce que je devrais faire avec ça?
- Ben je sais pas moi, mets-le au frigo?
Avant d’être acheminé à bon port, il s’est ramassé dans un petit bassin de plastique bleu, du type qu’on utilise pour laver nos patients vivants, quelques lingettes sur le dessus en guise de linceul, le tout sur une table dans le couloir. J’avais très peur de regarder à l’intérieur.
- Madame Poulpe - 22:45
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